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Joël Nkunku est un analyste politique, entrepreneur et ingénieur en génie électrique, avec une vision pour un Congo modèle de développement, fondé sur la justice sociale, la sécurité et l'épanouissement.

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L’insécurité à Kinshasa : Une urgence sociale à résoudre

La ville-province de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), est aujourd’hui confrontée à une insécurité grandissante qui trouble profondément le quotidien de ses habitants. Bracages à répétition, vols à main armée en plein jour, attaques dans les domiciles et prolifération du phénomène dit Kuluna : la situation devient de plus en plus préoccupante, mettant en péril la paix sociale et la sécurité publique.

 

Les Kuluna, ces gangs de jeunes armés de machettes, de barres de fer ou parfois même d’armes à feu, sèment la terreur dans plusieurs quartiers populaires tels que Matete, Masina, Ndjili, Limete, ou encore Selembao. Leurs activités vont du racket aux agressions violentes, souvent mortelles. Ces bandes, en majorité composées de jeunes désœuvrés et sans emploi, profitent de l’absence d’un encadrement social efficace pour s’imposer comme une forme parallèle d’autorité dans certaines zones. Le phénomène est si ancré qu’il semble parfois normalisé, malgré les ravages qu’il cause.

 

En parallèle, les cas de bracages se multiplient dans toute la ville. Banques, commerces, pharmacies, voire même des particuliers sont régulièrement pris pour cible. Le plus inquiétant reste la participation présumée ou avérée de certains agents de l’ordre dans ces actes criminels, sapant la confiance de la population envers les forces de sécurité. Ce climat d’insécurité freine les activités économiques, pousse certains citoyens à la méfiance constante, et nourrit un sentiment d’abandon de la part des autorités.

 

Face à cette crise sécuritaire, des solutions concrètes et efficaces doivent être mises en œuvre :

 

1.  Renforcement de la police et lutte contre la corruption : Il est impératif de former, équiper et encadrer les forces de l’ordre de manière professionnelle. Les agents doivent être mieux rémunérés pour limiter les tentations de corruption, et tout manquement doit être sévèrement sanctionné.

 

 2.Lutte contre le chômage des jeunes : Le phénomène Kuluna est avant tout une conséquence du manque d’opportunités économiques. Il faut promouvoir la formation professionnelle, encourager l’entrepreneuriat et créer des programmes d’insertion socio-économique pour les jeunes, notamment dans les quartiers les plus touchés.

 

 3.Justice rapide et exemplaire : Les criminels arrêtés doivent être jugés sans lenteur excessive et subir des sanctions dissuasives. Une justice visible et efficace contribuera à rétablir l’autorité de l’État.

 

4. Implication communautaire : La population doit être impliquée dans la sécurité de son environnement à travers des comités locaux, des campagnes de sensibilisation et des alertes citoyennes. La sécurité ne peut être assurée uniquement par l’État ; elle nécessite une mobilisation collective.

 

5. Réinsertion des anciens Kuluna : Pour ceux qui souhaitent abandonner la délinquance, des programmes de réhabilitation doivent être proposés afin de leur permettre de retrouver une place digne dans la société.

 

En conclusion, la sécurité à Kinshasa n’est pas un luxe, mais une nécessité pour garantir le développement de la ville et le bien-être de ses habitants. Il est temps que les autorités prennent des mesures fortes, durables et coordonnées pour restaurer la paix dans la capitale congolaise.